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Admission exceptionnelle au séjour : l’importance cruciale des 10 ans de résidence

Admission exceptionnelle au séjour : l’importance cruciale des 10 ans de résidence

Dans le dédale du droit des étrangers, la barre des dix années de résidence habituelle en France constitue un seuil protecteur majeur. Si vous demandez une régularisation (admission exceptionnelle au séjour), ce délai déclenche des obligations strictes pour l’administration.

Faisons le point sur les règles de procédure et de preuve à la lueur des dernières décisions de 2025 et 2026.

Vous pensez justifier de 10 ans de présence en France ?

Nous pouvons analyser si vos preuves de résidence sont suffisantes et si la préfecture devait saisir la commission du titre de séjour.

Demander une première analyse


1. La saisine de la Commission du Titre de Séjour (CTS)

Lorsqu’un étranger justifie de dix ans de résidence habituelle, le Préfet est tenu de solliciter l’avis de la Commission du Titre de séjour avant de prendre sa décision. À défaut, il commet une irrégularité qui rend sa décision illégale (CAA Versailles, 16 juin 2009 ; CAA Paris, 26 octobre 2015 ; CAA Marseille, 30 septembre 2019).

Une « garantie substantielle »

La CAA de Paris (18 avril 2017) souligne que cette consultation constitue une « garantie substantielle ». Si vous prouvez vos 10 ans à la date de l’arrêté et que la commission n’a pas été saisie, le refus de séjour doit être annulé.

Les tempéraments à l’obligation de saisine


2. Un droit à une procédure régulière : Convocation et Information

La procédure devant la commission est strictement encadrée pour protéger les droits de l’étranger :


Avant de nous écrire, préparez ces éléments

Indiquez vos années de présence en France, les justificatifs dont vous disposez, votre situation professionnelle et toute décision déjà reçue de la préfecture.

Exposer ma situation

3. Comment prouver 10 ans de présence ?

La jurisprudence est plus souple que l’administration, qui exige souvent une preuve « certaine » par an. Voici ce que les juges retiennent comme preuves valables :

Les preuves admises par les tribunaux :

Ce qui ne suffit pas :


Focus : La décision du Conseil d’État du 4 décembre 2025

Dans un arrêt récent (4 décembre 2025), le Conseil d’État a donné raison à un étranger dont le Préfet avait ignoré les preuves de 10 ans de résidence. Le juge des référés a ordonné au Préfet de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Note importante : Pour les ressortissants tunisiens, l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoit toujours la délivrance de plein droit d’un titre de séjour après 10 ans de résidence habituelle.


Un refus de séjour malgré plus de 10 ans en France ?

Une irrégularité de procédure ou une mauvaise appréciation des preuves peut permettre de contester la décision. Décrivez votre dossier via notre formulaire de contact.

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Cet article a une vocation informative. Chaque situation est unique et peut nécessiter l’analyse d’un conseil juridique spécialisé. Merci de nous contacter pour toute consultation et avis sur une situation personnelle.

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